Révisions IFSIpour les étudiants en soins infirmiers

Référentiel 2009 · S2, S4 · UE 4.3

Soins d’urgence

11 flashcards9 questionsMeilleur quiz : –

Évaluation initiale ABCDE

L’approche ABCDE évalue et traite les détresses dans l’ordre de leur gravité :

  • Airway : liberté des voies aériennes (parle-t-il ? bruits anormaux ?).
  • Breathing : FR, SpO₂, signes de lutte, auscultation.
  • Circulation : FC, PA, temps de recoloration cutanée (> 3 s anormal), marbrures, saignement, diurèse.
  • Disability : conscience (Glasgow ou AVPU), pupilles, glycémie capillaire.
  • Exposure : examen de tout le corps, température, recherche de lésions.

On traite chaque détresse avant de passer à la suivante, on alerte tôt et on transmet avec la méthode SAED. Des scores d’alerte précoce comme le NEWS2 aident à repérer l’aggravation.

Arrêt cardio-respiratoire de l’adulte

  1. Reconnaître : personne inconsciente qui ne respire pas ou respire anormalement (gasps).
  2. Alerter : appel à l’aide, numéro d’urgence de l’établissement, 15 ou 112 à l’extérieur ; faire apporter le défibrillateur et le chariot d’urgence.
  3. Compressions thoraciques : au centre du thorax, 5 à 6 cm de profondeur, 100 à 120/min, relâchement complet, interruptions minimales.
  4. Ventilation : 30 compressions pour 2 insufflations.
  5. Défibrillation : mettre en place le DAE dès qu’il arrive et suivre ses instructions.

Chez l’enfant (formation des soignants) : 5 insufflations initiales, puis 15 compressions pour 2 insufflations, profondeur d’un tiers du thorax.

Autres urgences vitales

  • Obstruction complète des voies aériennes (adulte) : 5 claques dans le dos, puis 5 compressions abdominales (manœuvre de Heimlich), à alterner. Nourrisson : 5 claques dans le dos et 5 compressions thoraciques.
  • Hémorragie externe : compression manuelle directe, pansement compressif, garrot si inefficace ou impossible ; noter l’heure de pose du garrot.
  • Personne inconsciente qui respire : libérer les voies aériennes et placer en position latérale de sécurité, surveiller la respiration.
  • Convulsions : protéger la tête, éloigner les objets, ne rien mettre dans la bouche, noter l’heure de début, PLS après la crise. Une crise de plus de 5 minutes fait craindre un état de mal épileptique.

États de choc

Le choc est une défaillance circulatoire aiguë avec hypoperfusion des organes. Signes : tachycardie, PAS < 90 mmHg (signe parfois tardif), marbrures, extrémités froides, TRC allongé, oligurie, troubles de la conscience, polypnée, lactates élevés.

TypeCauses
HypovolémiqueHémorragie, déshydratation, brûlures
CardiogéniqueInfarctus étendu, troubles du rythme
DistributifSeptique, anaphylactique
ObstructifEmbolie pulmonaire massive, tamponnade, pneumothorax compressif

Conduite : alerte, O₂, deux voies veineuses, surveillance rapprochée, traitement de la cause. Jambes surélevées dans le choc hypovolémique, mais pas dans le choc cardiogénique (position demi-assise si dyspnée).

Chariot d’urgence et situations sanitaires exceptionnelles

Le chariot d’urgence est vérifié selon une procédure (périodicité, scellé, dates de péremption, fonctionnement du défibrillateur et de l’aspiration) et tracé.

Les situations sanitaires exceptionnelles (afflux massif de victimes, épidémie, risque NRBC) sont organisées par le dispositif ORSAN au niveau régional et le plan blanc de chaque établissement. L’AFGSU (niveaux 1 et 2, plus un module SSE) est obligatoire pour les professionnels de santé ; le niveau 2 se renouvelle tous les 4 ans.