Révisions IFSIpour les étudiants en soins infirmiers

Après le diplôme

Spécialisations, masters et passerelles

Le diplôme d’État infirmier ouvre de nombreuses voies : spécialisations, pratique avancée, université, modes d’exercice variés. Les conditions d’accès évoluent : vérifie-les auprès des instituts et universités visés.

Informations à jour au 28 octobre 2026. Montants et règles évoluent : vérifie toujours auprès de la source officielle ou de ton IFSI.

Se spécialiser

SpécialitéFormationAccèsMétier
Infirmier anesthésiste (IADE)2 ans, grade masterAu moins 2 ans d’exercice, épreuves de sélectionAnesthésie, SSPI, SMUR, prise en charge de la douleur
Infirmier de bloc opératoire (IBODE)2 ans, grade master (aussi accessible par VAE)Diplôme d’État infirmier, sélection sur dossier et entretienBloc opératoire : circulant, instrumentiste, aide opératoire, actes exclusifs
Puéricultrice / puériculteur1 an (une réforme est en discussion)Diplôme d’État infirmier ou de sage-femme, sélectionNéonatologie, pédiatrie, PMI, crèches
Infirmier en pratique avancée (IPA)2 ans à l’université, diplôme d’État de grade masterDiplôme d’État infirmier ; 3 ans d’exercice nécessaires pour exercer comme IPASuivi de patients, prescriptions élargies. Mentions : pathologies chroniques stabilisées, oncologie et hémato-oncologie, maladie rénale chronique et dialyse, psychiatrie et santé mentale, urgences
Cadre de santé1 an en IFCS, souvent couplé à un masterAu moins 4 ans d’exercice, sélectionManagement d’équipe ou formateur en IFSI

Poursuivre à l’université

Le diplôme d’État infirmier vaut grade licence : il permet de candidater en master, sous réserve de la sélection de chaque formation.

  • Masters : sciences cliniques infirmières, santé publique, éducation thérapeutique, éthique, management des organisations de santé, ingénierie de formation, coordination de parcours.
  • Doctorat : les sciences infirmières sont une discipline universitaire à part entière depuis 2019 (section 92 du Conseil national des universités), ouvrant à la recherche et à l’enseignement universitaire.
  • Diplômes universitaires (DU/DIU) d’un an : plaies et cicatrisation, douleur, soins palliatifs, hygiène hospitalière, éducation thérapeutique, santé au travail, soins d’urgence, addictologie, gérontologie…

Les modes d’exercice

  • Hôpital public et privé : médecine, chirurgie, urgences, réanimation, psychiatrie, pédiatrie…
  • Libéral : après 24 mois (3 200 heures) d’exercice en établissement dans les 6 ans, en respectant le zonage. Le remplacement est possible plus tôt sous conditions.
  • Médico-social : EHPAD, SSIAD, structures pour personnes handicapées.
  • Santé scolaire : concours d’infirmier de l’Éducation nationale.
  • Santé au travail : en entreprise, avec une formation complémentaire.
  • Armées (service de santé des armées) et sapeurs-pompiers (infirmier de sapeur-pompier volontaire ou professionnel).
  • Humanitaire, après quelques années d’expérience.
  • Intérim, coordination de parcours, télésurveillance, industrie et recherche clinique.
  • À l’étranger : reconnaissance automatique du diplôme dans l’Union européenne ; démarches spécifiques en Suisse, au Québec ou ailleurs.

Changer de voie

  • Études de santé : des dispositifs d’admission directe en 2e ou 3e année (médecine, pharmacie, maïeutique, odontologie) existent pour certains diplômés, avec très peu de places. Les conditions varient selon les universités : renseigne-toi auprès de la faculté visée.
  • Enseignement : formateur en IFSI ou en IFAS, le plus souvent après le diplôme de cadre de santé.
  • Fonctions transversales : qualité et gestion des risques, hygiène, coordination, éducation thérapeutique, informatique en santé.