Mon espace santé (depuis 2022) : espace numérique personnel de chaque assuré. Il comprend le dossier médical partagé (DMP), une messagerie sécurisée avec les soignants, un agenda et un catalogue d’applications référencées. Le patient contrôle l’accès et peut s’y opposer.
Identité nationale de santé (INS) : identifiant unique (numéro et traits d’identité) qui fiabilise le partage des données.
Messageries sécurisées de santé (MSSanté) : seul moyen autorisé d’échanger des données de santé par messagerie entre professionnels. Une messagerie personnelle grand public n’est pas autorisée.
Carte de professionnel de santé (CPS) et e-CPS, Pro Santé Connect : authentification des professionnels.
Ordonnance numérique : prescription dématérialisée, partagée entre prescripteur, pharmacien et Assurance maladie, en cours de généralisation.
Télésoin : pratique de soins à distance entre un patient et un auxiliaire médical (dont l’infirmier), créée par la loi de 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé. Exemples : suivi d’une plaie par vidéo, accompagnement éducatif.
Télésurveillance : suivi à distance des données d’un patient (insuffisance cardiaque, diabète…), dans lequel l’infirmier joue souvent un rôle de premier recours dans l’analyse des alertes.
Conditions : consentement du patient, outils sécurisés, identification fiable, traçabilité dans le dossier, et possibilité d’orienter vers une consultation en présentiel.
Données de santé et cybersécurité
Les données de santé sont des données sensibles au sens du RGPD (règlement européen de 2016, appliqué depuis 2018) : leur traitement est encadré (finalité, minimisation, sécurité, droits d’accès et de rectification). Elles doivent être hébergées par un hébergeur certifié de données de santé (HDS).
Le secret professionnel s’applique pleinement au numérique : ne consulter que les dossiers des patients dont on a la charge (les accès sont tracés), ne pas photographier un patient ou une plaie avec son téléphone personnel, ne rien publier sur les réseaux sociaux.
Cybersécurité : les établissements de santé sont des cibles fréquentes de rançongiciels. Bonnes pratiques : mots de passe robustes et personnels, ne jamais prêter sa session ni sa carte CPS, verrouiller l’écran en quittant le poste, se méfier des courriels suspects (hameçonnage), ne pas brancher de clé USB inconnue, signaler tout incident. En cas de panne informatique, appliquer la procédure dégradée (supports papier).
Intelligence artificielle en santé
Usages : aide au diagnostic (imagerie), aide à la décision, transcription, outils conversationnels, prédiction de risques.
Le règlement européen sur l’IA (2024) classe la plupart des dispositifs d’IA en santé parmi les systèmes à haut risque, soumis à des exigences de qualité, de transparence et de supervision humaine.
Règles pour l’étudiant et le soignant : ne jamais saisir de données identifiantes de patients dans un outil grand public, vérifier les réponses à partir de sources fiables, rester responsable de la décision, respecter les règles de son IFSI sur l’intégrité académique.