Contenus communs avec l’ancien référentiel : UE 1.2, UE 4.6. Épidémiologie, déterminants de santé, prévention, dépistage, éducation thérapeutique, service sanitaire.
Prévention et promotion de la santéUE 1.2
Classification de l’OMS :
Primaire : éviter l’apparition de la maladie (vaccination, lutte contre le tabac).
Secondaire : dépister tôt pour limiter l’évolution (dépistage des cancers).
Tertiaire : limiter les complications, récidives et incapacités (rééducation, éducation thérapeutique).
Classification de Gordon, selon la population visée : universelle (toute la population), sélective (groupe à risque), indiquée (personnes présentant des facteurs de risque individuels).
La Charte d’Ottawa (1986) définit la promotion de la santé comme le processus qui permet aux populations d’accroître leur maîtrise sur leur santé. Ses 5 axes : élaborer des politiques publiques saines, créer des milieux favorables, renforcer l’action communautaire, développer les aptitudes individuelles, réorienter les services de santé.
Le service sanitaire des étudiants en santé (depuis 2018) consiste à mener des actions de prévention auprès de publics divers.
Notions d’épidémiologieUE 1.2
Incidence : nombre de nouveaux cas sur une période donnée.
Prévalence : nombre de cas existants à un moment donné (anciens et nouveaux).
Morbidité : nombre de personnes malades dans une population. Mortalité : nombre de décès dans une population. Létalité : proportion de décès parmi les malades.
Espérance de vie à la naissance, espérance de vie sans incapacité.
Mortalité prématurée : décès avant 65 ans. Mortalité évitable : liée à des comportements à risque ou au système de soins.
Types d’études : descriptives (décrire un phénomène), analytiques (rechercher un lien entre exposition et maladie : cohorte qui suit des exposés et non exposés, cas-témoins qui compare des malades à des non-malades), expérimentales (essai contrôlé randomisé, le plus haut niveau de preuve pour évaluer un traitement).
Inégalités sociales de santé : la santé suit un gradient social. Plus la position sociale est favorable, meilleure est la santé.
Le système de protection socialeUE 1.2
La Sécurité sociale est créée par les ordonnances d’octobre 1945. Elle repose sur la solidarité : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.
Branches : maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, famille, retraite, autonomie (5e branche créée en 2021, gérée par la CNSA). Les cotisations sont collectées par l’URSSAF.
Financement : cotisations sociales, CSG, impôts et taxes affectés.
Loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) votée chaque année par le Parlement ; elle fixe l’ONDAM (objectif national des dépenses d’assurance maladie).
Complémentaires santé (mutuelles, assurances) ; Complémentaire santé solidaire (C2S) sous conditions de ressources ; AME pour les étrangers en situation irrégulière sous conditions.
ALD (affection de longue durée) : prise en charge à 100 % des soins liés à l’affection, sur la base du tarif de la Sécurité sociale.
Organisation et financement du système de santéUE 1.2
Niveau national : ministère de la Santé, Haute Autorité de santé (HAS), Santé publique France, ANSM.
Niveau régional : les Agences régionales de santé (ARS), créées par la loi HPST de 2009, pilotent la politique de santé en région (projet régional de santé, autorisations, contrôle).
Établissements : publics, privés à but non lucratif (ESPIC), privés commerciaux.
Financement des hôpitaux : principalement la T2A (tarification à l’activité), complétée par des dotations et un financement à la qualité.
Ville : médecin traitant et parcours de soins coordonnés, maisons de santé pluriprofessionnelles, CPTS (communautés professionnelles territoriales de santé).
L’éducation thérapeutique du patientUE 4.6
Selon l’OMS (1998), l’ETP vise à aider les patients à acquérir ou maintenir les compétences dont ils ont besoin pour gérer au mieux leur vie avec une maladie chronique. Elle fait partie intégrante de la prise en charge.
Séances individuelles ou collectives, méthodes actives.
Évaluation des compétences acquises et réajustement.
Compétences d’autosoins (surveiller, adapter un traitement, réaliser un geste) et d’adaptation (psychosociales). Les programmes sont déclarés à l’ARS.
Accompagner le changementUE 4.6
Le modèle de Prochaska et DiClemente décrit les stades du changement : pré-intention (ne pense pas changer), intention (ambivalence), préparation, action, maintien ; la rechute fait partie du processus.
L’entretien motivationnel aide la personne à explorer et résoudre son ambivalence. Il utilise des questions ouvertes, la valorisation, la reformulation et le résumé, et évite le réflexe correcteur (convaincre, argumenter à la place de la personne).
Conseil minimal pour le tabac : « Fumez-vous ? » puis « Souhaitez-vous arrêter ? », avec orientation (Tabac info service : 39 89) et proposition de substituts nicotiniques.
La littératie en santé (capacité à trouver, comprendre et utiliser l’information de santé) conditionne l’efficacité de l’éducation : vérifier la compréhension en faisant reformuler.
VaccinationUE 4.6
Pour les enfants nés depuis le 1er janvier 2018, 11 vaccinations sont obligatoires : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche, Haemophilus influenzae b, hépatite B, pneumocoque, méningocoque, rougeole, oreillons, rubéole. L’obligation a été étendue en 2025 aux méningocoques ACWY et B.
Pour les soignants : diphtérie, tétanos, poliomyélite et hépatite B sont obligatoires ; d’autres sont fortement recommandées (grippe, coqueluche, rougeole).
Rôle infirmier : information, recueil des contre-indications, injection, traçabilité, surveillance post-vaccinale, déclaration des effets indésirables. Depuis l’arrêté du 26 juin 2026, l’infirmier peut prescrire et administrer tous les vaccins du calendrier à partir de 11 ans (formation spécifique, sauf vaccins vivants chez l’immunodéprimé), la grippe à partir de 11 ans et le Covid-19 à partir de 5 ans.